L’humain, un hors-la-loi qui s’ignore
Sur Terre, le principe juridique « nul n’est censé ignorer la loi » trouve un écho en quasiment chaque être humain. Qu’il s’agisse de se plier à la loi, de l’ignorer, de la contourner, de la bafouer ou de se croire au-dessus ou en dessous, personne ne peut nier l’existence de règles qui s’appliquent de façon relativement uniforme, dans toute communauté ou entité nationale. La plupart des lois humaines actuelles découlent des 10 commandements que Moïse annonce avoir reçus sur le mont Sinaï il y a environ 3500 ans. Si certaines de ces prescriptions tombent sous le sens, d’autres peuvent néanmoins prêter à confusion, à interprétations multiples et même paraître complètement archaïques ou déplacées.
Ayant progressivement délégué à l’État la mission d’établir et de faire appliquer les lois, l’être humain a peu à peu perdu le contact avec le Principe, l’Intelligence supérieure à l’origine de celles-ci. Il s’est, de ce fait, complètement détaché des conséquences vibratoires de ses actes et pensées, tout en déplorant que, malgré ses « bonnes actions », il puisse vivre une existence possiblement frappée par ce qu’il appelle globalement « la malchance, les aléas, le hasard, les accidents, l’injustice, la pénurie ou les épreuves ».
Ainsi, si aujourd’hui chacun est plutôt au clair sur les grandes lignes du code pénal, du code du travail ou de celui de la route, bien peu connaissent les lois plus subtiles mais implacables qui régissent la planète (cycles, cause à effet, loi de la moindre résistance, libre arbitre, équilibre, résonance vibratoire, etc.) et, encore moins, celles du cosmos ou de l’univers non manifesté.
Pourtant, ce n’est pas parce qu’on peut être considéré comme un « bon citoyen » obéissant aux règlements, décrets et lois qu’à une échelle plus vaste, on n’apparaît pas comme un parfait hors-la-loi, à contre-courant, tel un délinquant cosmique qui, souvent, éprouve le sentiment persistant de recevoir ponctuellement le ciel sur la tête, d’être en lutte contre les éléments et, au final, littéralement prisonnier de sa condition humaine.
La connaissance de soi ne se limite pas à simplement identifier son unicité et ses possibles voies d’expression. Non, elle passe aussi et surtout par une compréhension fine des lois qui régissent l’existence, les forces invisibles, les énergies qui nous gouvernent et le fonctionnement des plans dits subtils.
Aider autrui, l’aider vraiment, et notamment être en capacité de l’accompagner dans la traversée d’une épreuve apparemment injuste, suppose donc de savoir distinguer si ce qui est vécu est de l’ordre de l’apprentissage naturel ou bien la conséquence certes funeste et douloureuse mais parfaitement équilibrée d’un comportement (action, parole, pensée…) présent ou passé qui appelle mécaniquement une rectification. Même si c’est parfois difficile à entendre, il n’y a jamais, au-delà des apparences, de victimes de quoi que ce soit. Il n’y a que l’interprétation erronée d’une situation par la personne qui la vit ou bien celle qui l’observe. Évidemment, si on ne cherche que des explications rationnelles aux « drames » du quotidien, on va très vite s’enliser dans des déclarations du type : « Pourquoi moi ? », « J’en ai marre » ou bien « Ce sont toujours les gentils qui prennent pour les autres ». Inversement, croire qu’une partie de ceux qui, sciemment, mentent, volent, trompent, manipulent ou agressent arrivera toujours à s’en sortir indemne est une illusion dans laquelle beaucoup dépensent une grande quantité d’énergie. En effet, il est plus que souvent nécessaire de lire les événements depuis un point de vue décalé – ou plus élevé en termes de vibrations – pour contempler l’immuable application du divin ordre des choses.
Au mois de mai prochain, les 9 et 10, j’animerai une rencontre sur ce thème.
Gregory Mutombo

