Savoir ce que l’on veut
S’il est assez commode de détecter les situations qui engendrent en soi un inconfort (peur, malaise, colère, sentiment d’incomplétude, frustration, doute, etc.), identifier avec clarté son « idéal personnel » l’est beaucoup moins.
Nombreux sont ceux, de par leurs propres expériences, à pouvoir aisément désigner, par exemple, le type de relation, de travail, d’habitat, le genre de nourriture ou de mode de vie qui ne leur conviennent pas, sans pour autant être capables d’établir avec précision et, surtout, avec constance ce qui, dans chaque domaine de l’existence, serait parfaitement adapté à ce qu’ils sont vraiment, c’est-à-dire adapté à leur unicité.
Beaucoup me disent : « Je n’aime pas ce que je fais ou ce que je vis » ou encore « Je ne me sens pas à ma place dans mon travail ou dans mon couple ». Très bien, ce premier constat est nécessaire et peut initier un début de mouvement. Mais lorsque, en retour, je leur demande : « Alors, que veux-tu faire ? » ou bien : « Si je te donnais une baguette magique, qu’en ferais-tu ? », jamais personne ne m’a donné autre chose qu’un long temps d’hésitation, un projet flou formulé au conditionnel, une vague idée teintée de doute ou le produit de rêves adolescents nourris d’influences périmées.
L’Univers est neutre, d’une neutralité qui, si elle était vraiment conçue, glacerait le sang de tous ceux qui lui prêtent une sorte de bienveillance maternelle, une tendance à lire entre les lignes du mental ou à deviner et réaliser les aspirations inavouées des humains de la Terre. Une simple observation lucide de la manière dont se déroule depuis des éons la marche du monde montre qu’il n’y a absolument aucune forme d’interventionnisme de la part de l’Intelligence supérieure. En effet, il est toujours donné aux humains en fonction des volontés conscientes et inconscientes qu’ils manifestent. Ceux-ci voulant en permanence tout et son contraire – du mouvement mais de la stabilité, de la sécurité mais une totale liberté, être écoutés mais pas contredits, être considérés comme des adultes responsables mais pouvoir s’indigner face au moindre incident, être dans la lumière mais cacher leurs parts d’ombre, etc – émettent, sans presque jamais s’en rendre compte, des vibrations qui, au mieux, s’annulent sinon génèrent un perpétuel climat de manque, de conflit, d’antagonisme voire de chaos.
Savoir ce que l’on veut, c’est focaliser sa conscience dans une direction unique permettant la réception d’informations alignées, de guidances précises et la réalisation de coïncidences ou synchronicités génératrices d’avancées significatives. Là où l’on place sa conscience est là où l’on appelle son expérience. Si vous vibrez le flou, l’indécision, l’absence de clarté ou le déni, l’Univers enregistre instantanément cette information et vous répond par un paysage personnel totalement conforme, réfléchissant dans les moindres détails la somme de ce que vous émettez, tout simplement pour que, tôt ou tard, vous vous responsabilisiez complètement et, surtout, que vous mesuriez votre immense pouvoir : la capacité inaliénable de vivre une existence qui, en tout point, vous ressemble.
Gregory Mutombo

