| Le sens de l’épreuve |
Pourquoi tant d’obstacles dans une vie ? Pourquoi tant de moments difficiles s’imposent-ils lorsque tout semble enfin s’apaiser, se réguler, s’aligner ou s’ordonner ? Pourquoi tout ne peut jamais être vraiment comme, de prime abord, on le souhaite ?
Autant de questions qui hantent l’esprit humain depuis qu’il est en capacité d’observer le déroulement de son existence ou celle des autres et de se projeter dans le futur.
Certains, par crainte anticipative de l’épreuve et croyant par là même l’éviter, se privent de toute aventure en terrain inconnu. Leur vie se transforme alors presque complètement en épreuve : celle de l’immobilité, de la sclérose et de l’absence de flux en soi et autour de soi. D’autres, aveuglés par l’idée illusoire d’une cause extérieure à eux-mêmes, foncent dans l’épreuve comme une bête à cornes dans un adversaire qui jamais ne cesse de revenir à la charge. Une autre partie, elle, s’effondre, persuadée de n’être pas à la hauteur d’une épreuve vue comme une montagne infranchissable ou une peine insurmontable. Enfin, il y a les autres, ceux qui, avec humilité, courage et responsabilité, bénissent l’épreuve et le rude chemin qu’elles les obligent à emprunter jusqu’à son terme.
Même s’il est résolument humain d’aborder l’épreuve avec réticence, voire d’être tenté de demander à en être soulagé ou éloigné, il réside toujours en soi une voix, une sagesse qui énonce ceci : « Cette épreuve est dans ton plan. Tu l’as choisie et validée avant de t’incarner, non pour te punir, non pour valider ton malheur, tes peurs, ton sentiment d’impuissance ou d’injustice mais pour t’aider à grandir, à affermir ton éternité, à croître en amour, à t’ouvrir à plus vaste et à concevoir que tu es toujours accompagné(e) de consciences qui ont une foi infinie en ta capacité de transcendance laquelle, certes, cohabite avec ton inaliénable libre arbitre qui parfois se retourne dramatiquement contre toi. »
Par nature, une épreuve n’est pas agréable car elle va contacter des espaces en soi qui, encore, s’ignorent, se voient petits, fragiles, périssables ou victimes.
Changer de regard sur l’épreuve, quelle qu’elle soit, c’est changer de regard sur soi. Et réciproquement. Se souvenir que nous sommes à la fois les auteurs et les sujets des péripéties de l’existence revient à énoncer qu’à chaque « problème » qui se présente, nous sommes la solution, indépendamment des gesticulations perpétuelles de l’ego qui réfute en bloc cet énoncé et préfère mille fois mieux que les « problèmes » se règlent d’eux-mêmes ou que les gêneurs qui, selon lui, en sont la cause les fassent disparaître.
Il faut cependant savoir ce que l’on veut. Je ne dis pas que l’épreuve est à rechercher mais qu’elle est la contrepartie nécessaire de la volonté inconditionnelle de chacun et chacune d’incarner la Lumière. Chaque épreuve acceptée, embrassée, aimée est tel un rite initiatique qui permet d’élever ses fréquences vers un nouveau palier depuis lequel tout sera plus vaste, plus vibrant et plus clair. C’est pourquoi il est foncièrement utile de savoir distinguer ce qui, dans sa vie, correspond à une épreuve véritable ou bien est de l’ordre de la conséquence funeste d’un comportement involutif qui se répète inlassablement. Une fois passée, la première vous rendra plus grands, plus hauts et plus libres. La seconde, simple effet d’une cause que l’on persiste à alimenter, ne sert qu’à vous ramener au point d’équilibre à partir duquel le commencement d’une ascension pourra alors s’envisager.
Gregory Mutombo
Pourquoi tant d’obstacles dans une vie ? Pourquoi tant
de moments difficiles s’imposent-ils lorsque tout semble enfin s’apaiser, se
réguler, s’aligner ou s’ordonner ? Pourquoi tout ne peut jamais être vraiment
comme, de prime abord, on le souhaite ?
Autant de questions qui hantent l’esprit humain depuis
qu’il est en capacité d’observer le déroulement de son existence ou celle des
autres et de se projeter dans le futur.
Certains, par crainte anticipative de l’épreuve et
croyant par là même l’éviter, se privent de toute aventure en terrain inconnu.
Leur vie se transforme alors presque complètement en épreuve : celle de
l’immobilité, de la sclérose et de l’absence de flux en soi et autour de soi.
D’autres, aveuglés par l’idée illusoire d’une cause extérieure à eux-mêmes,
foncent dans l’épreuve comme une bête à cornes dans un adversaire qui jamais ne
cesse de revenir à la charge. Une autre partie, elle, s’effondre, persuadée de
n’être pas à la hauteur d’une épreuve vue comme une montagne infranchissable ou
une peine insurmontable. Enfin, il y a les autres, ceux qui, avec humilité,
courage et responsabilité, bénissent l’épreuve et le rude chemin qu’elles les
obligent à emprunter jusqu’à son terme.
Même s’il est résolument humain d’aborder l’épreuve
avec réticence, voire d’être tenté de demander à en être soulagé ou éloigné, il
réside toujours en soi une voix, une sagesse qui énonce ceci : « Cette épreuve
est dans ton plan. Tu l’as choisie et validée avant de t’incarner, non pour te
punir, non pour valider ton malheur, tes peurs, ton sentiment d’impuissance ou
d’injustice mais pour t’aider à grandir, à affermir ton éternité, à croître en
amour, à t’ouvrir à plus vaste et à concevoir que tu es toujours accompagné(e)
de consciences qui ont une foi infinie en ta capacité de transcendance
laquelle, certes, cohabite avec ton inaliénable libre arbitre qui parfois se
retourne dramatiquement contre toi. »
Par nature, une épreuve n’est pas agréable car elle va
contacter des espaces en soi qui, encore, s’ignorent, se voient petits,
fragiles, périssables ou victimes.
Changer de regard sur l’épreuve, quelle qu’elle soit,
c’est changer de regard sur soi. Et réciproquement. Se souvenir que nous sommes
à la fois les auteurs et les sujets des péripéties de l’existence revient à
énoncer qu’à chaque « problème » qui se présente, nous sommes la solution,
indépendamment des gesticulations perpétuelles de l’ego qui réfute en bloc cet
énoncé et préfère mille fois mieux que les « problèmes » se règlent d’eux-mêmes
ou que les gêneurs qui, selon lui, en sont la cause les fassent disparaître.
Il faut cependant savoir ce que l’on veut. Je ne dis
pas que l’épreuve est à rechercher mais qu’elle est la contrepartie nécessaire
de la volonté inconditionnelle de chacun et chacune d’incarner la Lumière.
Chaque épreuve acceptée, embrassée, aimée est tel un rite initiatique qui
permet d’élever ses fréquences vers un nouveau palier depuis lequel tout sera
plus vaste, plus vibrant et plus clair. C’est pourquoi il est foncièrement
utile de savoir distinguer ce qui, dans sa vie, correspond à une épreuve véritable
ou bien est de l’ordre de la conséquence funeste d’un comportement involutif
qui se répète inlassablement. Une fois passée, la première vous rendra
plus grands, plus hauts et plus libres. La seconde, simple effet d’une cause
que l’on persiste à alimenter, ne sert qu’à vous ramener au point d’équilibre à
partir duquel le commencement d’une ascension pourra alors s’envisager.
Avec vous,

