Faire ce que l’on dit, dire ce que l’on pense, penser ce que l’on dit, agir conformément à ce que l’on sait devoir manifester…
Indépendamment de la cohérence, c’est-à-dire de l’alignement entre le fond et la forme (qui n’est qu’un aspect de la question), il y a à prendre conscience des conséquences, des effets des paroles que l’on prononce, des pensées que l’on entretient et des gestes que l’on produit. Pensées, paroles et gestes – une action étant vue comme une somme de gestes – nécessitent une énergie pour apparaître en notre esprit avant de, potentiellement, prendre une forme relativement matérielle ou, du moins, observable. Cette énergie possède une origine. Celle-ci, en fonction du libre arbitre ou des conditionnements de chacun, va emprunter le chemin qui lui est indiqué, entraînant toujours un effet, même s’il n’est souvent pas mesuré par celui ou celle qui en est l’auteur : pensée de haine ou d’amour, parole blessante ou réconfortante, geste accusateur ou d’apaisement. Tout est énergie et tout est toujours renvoyé à l’envoyeur, même si, le plus souvent, ce dernier n’établit pas le lien entre ce qu’il a dit, pensé ou fait et la manière dont son existence ensuite se déroule, jusque dans les moindres détails.
Une pensée tenue secrète n’est pas moins extériorisée, quelle que soit sa tonalité, que celle qui est verbalisée ou mise à exécution. Une intention a autant d’impact qu’une action, seule l’expression diffère. Les conséquences sont les mêmes. Par ailleurs, verbaliser l’inverse de ce que l’on pense et agir de façon contraire à ce qui est juste pour soi a toujours l’effet d’un poison violent qui attaque les structures – notamment cérébrales – de celui ou celles qui répète le processus. Se convaincre de la « bonne intention » d’un mensonge ou d’une dissimulation n’annule en rien les effets délétères voire mortifères des incohérences répétées au sein de l’ensemble esprit – conscience – mental – corps.
À l’inverse, l’association consciente d’une pensée claire et pure, d’un verbe puissant, aligné et d’un geste maîtrisé possède un pouvoir considérable : celui de transcender les lois de la physique, les pronostics médicaux les plus pessimistes ou même d’annuler la plus dure des hostilités. Tout en se rappelant que pouvoir sans conscience n’est que ruine de l’âme et qu’à tout grand pouvoir est toujours rattaché un grand devoir.
Durant ces deux jours, je répondrai notamment aux questions suivantes :
- Comment mesurer les effets et la portée de ses pensées, de ses paroles et de ses actes ?
- Est-ce que penser à quelqu’un (en bien ou en mal), a un effet sur lui ?
- Est-ce que prier pour quelqu’un est efficace ?
- Comment dépasser la peur de dire ce que l’on pense ?
- Comment savoir si ce que l’on pense, dit ou fait vient du Soi et non d’un conditionnement ?
- Comment être sûr(e) de s’exprimer avec justesse ou de manière mesurée ?
- Comment ne pas être touché(e) par la pensée des autres, leurs avis ou leurs critiques ?
- Pourquoi, le plus souvent, les humains préfèrent les compliments aux critiques ou insultes ?
- Peut-on vraiment être anéanti(e), blessé(e), meurtri(e) par une parole ?
- Peut-on soigner quelqu’un juste avec des mots ?
- Quel est le pouvoir de la pensée sur la matière ?
- Quel est le pouvoir de la parole sur le corps ?
- Est-ce que certains mots ont plus de pouvoir que d’autres ?
- Quels sont les effets du mensonge et du non-dit sur soi et les autres ?
- Peut-on toujours savoir si quelqu’un ment ou ne dit pas tout ce qu’il pense ?
- Peut-on toujours dire ce que l’on pense ?
- Peut-on réparer les outrages faits au cerveau et au corps par la parole et la pensée ?
- Quels pouvoirs peut-on avoir sur la matière par la parole ?
- Est-ce qu’un groupe qui pense à la même chose et verbalise la même idée est plus puissant qu’une personne seule ?

