| Deux mondes |
| Beaucoup d’humains – la quasi-totalité à vrai dire – prennent pour une évidence le fait que la Terre est un lieu d’habitation et d’expérimentation uniques. Bien sûr, en fonction des endroits, cultures et systèmes politiques, ce qui se vit diffère mais, depuis ce point de vue et de perception, cela reste sur une même planète caractérisée par des continents distincts, organisée en pays séparés par des frontières et soumis à des gouvernements temporels. Cette appréhension strictement matérielle et tangible de la Terre est, sur de très nombreux aspects, erronée. En effet, la réalité dite matérielle expérimentée par un humain est toujours une projection de l’Esprit. De l’Esprit universel à travers l’Esprit humain. Vous savez tous que ce qui est appelé « matière » est en fait constitué de vide à 99,999999%. Le terme de « vide » est évidemment impropre car ce même vide n’existe pas en tant que tel. Il est vie. Il est énergie. Il est information. Il est conscience. Il est esprit. Il est vibration. Dit autrement, la réalité commune partagée par tous les humains, associée à l’expression populaire « on est tous sur le même bateau », correspond en vérité à 0,000001% de ce qui est. Partagez-vous le même influx vital que votre voisin ? La même énergie que vos collègues ? Les mêmes informations, c’est-à-dire le même accès au mental supérieur voire au supramental que les membres de votre famille ? Partagez-vous le même niveau de conscience que les gens que vous croisez dans la rue ? Êtes-vous connectés aux mêmes fréquences que les personnes dont vous pouvez observer l’existence à travers les médias ? Êtes-vous sujets aux mêmes vagues vibratoires ascendantes ou descendantes que ceux qui, selon les cas, s’unissent ou s’indignent ?Nous circulons sur le même bitume, nous nous asseyons sur les mêmes chaises et nous portons, à quelques détails près, les mêmes vêtements. Tout le reste est marqué par de gigantesques différences, difficilement compréhensibles pour le mental humain. J’entends certains parmi vous s’exclamer : « le monde est fou », « où va le monde ? » ou « le monde va mal ». De quel monde s’agit-il ? Qu’est-ce qui est commenté ? Depuis quel instrument de perception ?Je sais que la dictature des sens primitifs du corps peut paraître implacable et chercher à ramener sans cesse la conscience humaine dans une sidérante étroitesse de perception. Certes. Il est cependant de votre responsabilité d’aspirer à percevoir plus, à percevoir mieux, à percevoir autrement. Personne ne le fera indéfiniment pour vous. L’humanité actuelle se divise en deux groupes : une grande masse endormie ou résolument obscure qui, malgré des siècles de mise en garde, s’enlise toujours plus dans des choix de séparation et de peur, courant par ce chemin à son extinction certaine. L’autre contingent, très minoritaire, s’aligne progressivement sur les principes directeurs de l’Ascension qui marque la fin du cycle cosmique, notamment en s’évertuant à se libérer de ses chaînes psychiques et autres tendances mortifères bien connues. Évidemment, au sein de chaque groupe, on peut observer de très grands écarts vibratoires entre les individus mais cela ne change pas le sens de la direction prise. Rappelez-vous toujours, pour simplifier, qu’une fréquence haute perçoit tout ce qui est en dessous d’elle. Le subtil perçoit le dense mais non l’inverse. En somme, vous continuerez à voir une partie de l’humanité emprunter une inéluctable voie de perdition avec tous les drames, souffrances et cataclysmes que cela comporte tandis que vous-mêmes allez peu à peu disparaître de son champ de perception et d’expérience. Sauf si, bien sûr, fascinés, atterrés ou hypnotisés par le spectacle d’un certain monde en déliquescence, vous vous laissez happer et chutez avec lui. Ce sera, comme toujours, le fruit de votre libre arbitre et le produit de votre volonté. En octobre, j’animerai une rencontre sur le thème des perceptions. Avec vous, Gregory Mutombo |

