La loi biologique

Qu’est-ce qui fait qu’un malade est malade ? Qu’est-ce qui fait d’une guérison une guérison ? Tant de questions bien embarrassantes à l’embouchure de la science, de la spiritualité, de la philosophie… Nous appelons cela « l’art médical » mais nous n’avons en vérité qu’une idée morcelée et parcellaire des mouvements à l’œuvre dans l’âme, le corps et l’esprit.

De nos jours, on présuppose heureusement le patient comme acteur de sa guérison. Cependant pour beaucoup encore, l’opérant de la guérison reste l’officiant donc : le médecin, le soignant, le thérapeute, éventuellement le prêtre, le chaman ou autre. Mais comment la responsabilité thérapeutique pourrait-elle être partagée ?

Il y a ceux qui tombent malades et ceux qui les soignent, ceux qui sont et ceux qui font, ceux qui reçoivent et ceux qui donnent. On observe bien ici le grand scénario « maladie-thérapie-soignant-sauveur ». Même si certains – plus ouverts – rapportent cela à l’intervention de la puissance de l’esprit, ils restent tout de même dans le rang de ceux qui aident. Ils deviennent alors thérapeutes, guides, aidants etc… Pourtant ainsi que la physique quantique tend à nous l’expliquer depuis déjà quelques décennies, cette matière n’est qu’une projection de conscience au sein de laquelle rien n’est séparé et un seul esprit serait à l’œuvre.

Être incarné dans le plan matériel inclue l’asservissement accepté à des lois physiques, physiologiques et biologiques. Celles-ci ne semblent pourtant pas gravées dans le marbre et se modifient elles-mêmes au gré de l’évolution de la pensée, des croyances, des choix de regard.

Dès lors, est-il encore justifié d’appeler « loi » une règle qui serait elle-même sous la prééminence d’autres règles, en l’occurrence celle de la pensée et au-delà encore celle des lois universelles ? La « loi biologique » n’aurait-elle donc de loi que le nom ?

Une vérité est vérité si et seulement si elle est toujours vraie. Une vérité qui se modèle au gré de loi plus puissantes qu’elle-même perd de fait son statut de vérité. Nous ne pouvons donc plus considérer comme des « lois immuables » les phénomènes biologiques qui semblent sous-tendre le monde et les manifestations physiques de nos corps. Appelons donc cela une mécanique biologique, conséquence elle-même d’une ingénierie qui prend naissance dans la pensée.

Dr Sandy Plouvier